Pas besoin de finir pour que ce soit bon : et si on lâchait l’objectif ?
Le mythe de “la bonne fin” Dans l’imaginaire collectif, un rapport sexuel “réussi” se termine par un orgasme — voire deux, si on veut bien faire. Ce script, tellement intériorisé, façonne nos attentes… et parfois notre déception. Or, la sexualité n’est pas un film porno ni un match à gagner. Elle peut être tendre, brute,…
Le mythe de “la bonne fin”
Dans l’imaginaire collectif, un rapport sexuel “réussi” se termine par un orgasme — voire deux, si on veut bien faire. Ce script, tellement intériorisé, façonne nos attentes… et parfois notre déception.
Or, la sexualité n’est pas un film porno ni un match à gagner. Elle peut être tendre, brute, lente, courte, inachevée, sensorielle ou inattendue. Et surtout : elle peut être satisfaisante sans point final.
L’orgasme comme objectif… ou comme bonus ?
Quand l’orgasme devient une destination obligatoire, tout ce qui le précède risque de se transformer en “préliminaires”, comme une salle d’attente avant le vrai truc. Résultat ? On se met la pression. On se juge. On évalue la “performance”. Et on sort du moment présent.
À l’inverse, quand l’orgasme est un bonus possible, mais pas une case à cocher, l’exploration prend tout son sens : on peut suivre les sensations, bifurquer, ralentir, goûter.
Ce qu’on découvre quand on lâche la pression
Voici ce que disent souvent celles et ceux qui renoncent à l’orgasme comme but :
- “J’ai senti mon corps différemment.”
- “Je me suis moins mise en scène.”
- “C’était plus profond, plus calme.”
- “On a pris notre temps, sans enjeu.”
On entre dans un autre rythme, parfois plus lent, parfois plus créatif, où les émotions, le lien et les sensations ont plus de place que l’atteinte d’un sommet.
Et si on changeait la question ?
Plutôt que “as-tu joui ?”, on peut se demander :
- Est-ce que tu t’es senti·e bien ?
- Est-ce que tu as eu du plaisir ?
- Est-ce que tu as envie qu’on recommence, différemment ou pareil ?
Changer la question, c’est aussi changer notre façon de concevoir la sexualité — moins performative, plus vivante.
