C’est quoi “faire l’amour” ? (vraiment)

« Faire l’amour » : une expression fourre-tout Quand on parle de « faire l’amour », tout le monde croit savoir ce que ça veut dire. Et pourtant, c’est un terme flou, chargé, et très souvent réduit à une seule chose : une pénétration entre une personne avec un pénis et une personne avec un vagin. Point….


« Faire l’amour » : une expression fourre-tout

Quand on parle de « faire l’amour », tout le monde croit savoir ce que ça veut dire. Et pourtant, c’est un terme flou, chargé, et très souvent réduit à une seule chose : une pénétration entre une personne avec un pénis et une personne avec un vagin. Point. Mais la vérité, c’est que ce scénario unique n’a rien d’universel. Il ne correspond ni à tous les corps, ni à tous les désirs, ni à toutes les expériences.

« Faire l’amour », ce peut être se caresser, s’embrasser, se regarder, se désirer. Ça peut durer trois heures ou cinq minutes. Impliquer des sextoys ou juste des mots. Ça peut se faire à deux, à trois, seul·e, ou même en pensée. Ça peut être drôle, maladroit, intense, doux ou explosif. Et aucune de ces versions n’est plus vraie ou plus légitime qu’une autre.


Un moment, pas une performance

Si tu débutes, tu peux avoir l’impression qu’il y a un « bon » moment pour se lancer, une bonne manière de faire, un rôle à jouer. C’est faux. Ce n’est pas un test, ni un rituel initiatique. Faire l’amour n’est pas un examen à réussir, ni un objectif à atteindre. C’est une expérience. Elle peut être nouvelle, bizarre, excitante, émouvante, ou tout ça à la fois.

Ce n’est pas grave si tu ne sais pas trop quoi faire. Ce n’est pas grave si tu changes d’avis. Ce n’est pas grave si tu ris. Ce n’est pas grave si ça ne ressemble à rien de ce que tu as vu ou entendu.


Une expérience à co-construire

Faire l’amour, ce n’est pas « faire » quelque chose à quelqu’un. C’est être avec. C’est une création à plusieurs voix, une expérience partagée où chaque personne a le droit de dire ce qu’elle veut, ne veut pas, fantasme, redoute, découvre.

Tu n’as pas besoin d’être expérimenté·e, souple, sûr·e de toi ou extraverti·e pour vivre une belle expérience. Ce que tu ressens compte. Ce que l’autre ressent compte. Et ce que vous construisez ensemble est unique. Tant mieux si ça ne ressemble à rien de déjà vu.


Ce qu’on appelle parfois « rien », c’est déjà beaucoup

Il n’y a pas besoin de jouir pour que ça compte. Pas besoin d’aller jusqu’à un acte précis. Parfois, s’allonger ensemble, s’effleurer, se dire des choses intimes, c’est déjà une forme de sexualité.

Tu as le droit de te découvrir lentement. Tu as le droit de ne pas savoir. Tu as le droit d’aimer certaines choses et d’en détester d’autres. Tu as le droit de ne jamais vouloir de pénétration. Tu as le droit de ne pas être prêt·e. Tu as le droit d’explorer autrement.


Faire l’amour, ça se redéfinit

Débuter une vie sexuelle, ce n’est pas rentrer dans une norme. C’est ouvrir un espace. Un espace où tu peux être toi, pas un personnage. Un espace où l’on apprend ensemble, où l’on ajuste, où on communique.

Ton corps t’appartient. Tes choix aussi. Faire l’amour, c’est avant tout une manière d’être présent·e, de partager, de te relier. Et si tu le fais avec consentement, tendresse et liberté, alors tu es déjà en train de le réussir.

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