Ton corps, ton tempo, ton langage

Ton corps n’a rien à prouver On nous bourre le crâne dès l’adolescence avec des images de corps lisses, musclés, souples, sans poils ni plis. Et sans un mot, on imprime que pour être désirable, il faudrait ressembler à ça. Faux. Ton corps, quel qu’il soit, n’a pas à être parfait pour vivre du plaisir,…

Ton corps n’a rien à prouver

On nous bourre le crâne dès l’adolescence avec des images de corps lisses, musclés, souples, sans poils ni plis. Et sans un mot, on imprime que pour être désirable, il faudrait ressembler à ça. Faux. Ton corps, quel qu’il soit, n’a pas à être parfait pour vivre du plaisir, du lien, du désir. Il n’a pas besoin de rentrer dans un moule pour être légitime.

Ta sexualité ne commence pas le jour où tu as « un corps conforme ». Elle commence le jour où tu acceptes que ton corps est vivant. Qu’il ressent. Qu’il a des zones de plaisir, de doute, de frisson. Et que c’est ton tempo qui compte, pas celui qu’on t’impose.


Ressentir avant de faire

Avant de te demander « ce que tu dois faire », arrête-toi un moment sur ce que tu ressens. Est-ce que tu aimes qu’on te caresse les épaules ? Est-ce que tu frissonnes quand on t’effleure le cou ? Est-ce que certaines zones te mettent mal à l’aise ? Est-ce qu’il y a des choses que tu fantasmes sans oser les dire ?

Rien de tout ça n’est futile. Ce sont des indices précieux. Ton corps a un langage. Il parle en frissons, en tensions, en chaleur, en soupirs. Plus tu l’écoutes, plus tu pourras dire à l’autre ce qui te fait du bien (et ce que tu veux éviter).


La lenteur, ce super pouvoir

Dans un monde qui va vite, la lenteur fait presque peur. Mais dans la sexualité, elle est magique. Elle permet de sentir plus finement, de sortir du pilote automatique, de se reconnecter. C’est en allant lentement qu’on se donne vraiment la possibilité de choisir, d’ajuster, de s’écouter.

Ralentir, ça peut vouloir dire :

  • Prendre le temps de respirer ensemble.
  • Poser les mains, sans les bouger tout de suite.
  • Rester dans le regard, avant le contact.
  • Explorer ton propre corps seul·e, pour mieux guider ensuite.

Ce n’est pas être timide ou lent·e. C’est être conscient·e, présent·e, libre.


Tu n’as rien à copier

Ce que tu vois dans les films, les pornos, ou même dans certains récits, ce sont des scénarios. Des fictions. Des mises en scène. Si tu essayes de les reproduire sans lien avec ton propre ressenti, tu risques de te déconnecter de toi.

Tu n’as pas besoin d’avoir certaines positions dans ton « CV sexuel ». Tu n’as pas besoin de savoir gémir, d’avoir tel orgasme, ou de durer un certain temps. La seule vraie règle : ça doit être ok pour toi, dans ton corps, ici et maintenant.


Ton corps est un territoire à apprivoiser, pas à juger

Peut-être que tu as du mal à aimer certaines parties de ton corps. Peut-être que tu ressens de la honte, de la peur, du rejet. C’est ok. C’est fréquent. Mais ce n’est pas figé. Ton rapport au corps peut évoluer. Tu peux apprendre à le regarder autrement. Tu peux aussi demander que certaines zones ne soient pas touchées. Tu peux mettre des mots. Tu peux mettre des limites.

Et chaque fois que tu t’autorises à ressentir (et pas juste faire ou plaire), tu reprends du pouvoir. Ça, c’est la base d’une sexualité épanouie.

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