Savoir dire ce qu’on aime (et ce qu’on n’aime pas)
Apprendre à se dire (vraiment) La plupart des gens ne sont pas à l’aise avec l’idée de verbaliser leurs désirs. Par gêne, par peur du jugement, par manque d’habitude. On pense que l’autre va deviner. Qu’il ou elle va “sentir”. Ou alors, on se tait pour ne pas casser l’ambiance. Résultat : on vit des…
Apprendre à se dire (vraiment)
La plupart des gens ne sont pas à l’aise avec l’idée de verbaliser leurs désirs. Par gêne, par peur du jugement, par manque d’habitude. On pense que l’autre va deviner. Qu’il ou elle va “sentir”. Ou alors, on se tait pour ne pas casser l’ambiance. Résultat : on vit des moments tièdes, où on se conforme plus qu’on ne s’exprime.
Apprendre à dire ce qu’on aime – ou pas – c’est se donner la chance de vivre une sexualité vivante. Et c’est possible, même quand on débute.
Tu peux utiliser des mots simples
Pas besoin d’un vocabulaire porno ou d’une maîtrise technique. Dire “j’aime quand tu me caresses doucement là”, ou “je préfère qu’on ralentisse”, c’est déjà énorme. Parler, ce n’est pas forcément expliquer. C’est partager ce qui se passe en toi.
Et si tu ne sais pas encore ce que tu aimes ? Dis-le aussi. “Je découvre, je ne sais pas trop encore.” C’est une base très saine.
Tu as le droit de ne pas aimer (et de le dire)
Il y a des pratiques ou des gestes qui ne te plaisent pas ? C’est ok. Tu n’es pas “coincé·e” parce que tu refuses. Tu es juste en train de poser des repères. Et si ton ou ta partenaire le prend mal, ce n’est pas toi le problème.
Dire non, c’est se respecter. Et poser des limites claires, c’est ce qui rend possible une vraie confiance.
Dire ce qu’on aime n’enlève pas la spontanéité
Beaucoup de personnes pensent que si on parle trop, on gâche le naturel. Mais la vérité, c’est que la sexualité “intuitive” ne fonctionne bien que quand chacun·e se sent libre, entendu·e, en sécurité.
Plus on ose dire, plus l’autre peut entendre, s’ajuster, créer avec toi. Et ça rend les choses mille fois plus fluides ensuite.
Quelques idées pour commencer :
- Proposer un code ou un mot-clé pour dire stop sans gêne.
- Dire ce qui t’a plu après un moment d’intimité.
- Dire ce que tu aimerais essayer, même si c’est juste une caresse différente.
- Poser une question simple : “tu aimes quand je fais ça ?” ou “t’as envie de quoi là ?”
Petit à petit, tu construis ton vocabulaire sensuel. Il est à toi, à votre duo, unique, vivant. Et il évoluera avec toi.
