Faire l’amour pour la première fois : un mode d’emploi inclusif
Il n’y a pas une première fois, mais une infinité de premières fois. Et chacune mérite qu’on y mette un peu de soin. La première fois, ça veut dire quoi ? Il n’existe pas de définition universelle de “faire l’amour”. Pour certain·es, c’est une pénétration. Pour d’autres, c’est un baiser passionné, un long câlin nu,…
Il n’y a pas une première fois, mais une infinité de premières fois. Et chacune mérite qu’on y mette un peu de soin.
La première fois, ça veut dire quoi ?
Il n’existe pas de définition universelle de “faire l’amour”. Pour certain·es, c’est une pénétration. Pour d’autres, c’est un baiser passionné, un long câlin nu, une jouissance partagée.
Plutôt que de chercher à cocher une case, il peut être plus utile de se demander :
→ À quel moment ai-je envie de me sentir intime avec quelqu’un ?
→ Qu’est-ce que je veux vivre, partager, explorer ?
Pourquoi maintenant ? Avec qui ? Pour quoi faire ?
Tu n’as rien à prouver. Il n’y a pas de bon timing, juste un moment où tu sens que tu es prêt·e. Et ce moment peut changer. Ce n’est pas grave. L’envie n’est pas toujours linéaire.
Ce qui compte, c’est :
- avoir envie d’être là, avec cette personne
- ne pas avoir peur de dire stop
- pouvoir rire, parler, respirer pendant l’acte
Faire l’amour, ce n’est pas performer. C’est ressentir.
Parler avant, pendant, après
La communication, c’est la base. Même si ça semble gênant, oser poser des questions ou dire ce qu’on ressent, c’est souvent un soulagement pour les deux.
Exemples de phrases utiles :
- “Je stresse un peu, je peux te le dire ?”
- “Est-ce que ça te va si on prend notre temps ?”
- “Tu veux qu’on essaye avec ou sans pénétration ?”
Et après ? Ce n’est pas fini. Parler de ce qu’on a aimé ou pas, ça fait partie de l’expérience.
Consentement, confort, curiosité
Le consentement, ce n’est pas juste dire “oui”. C’est avoir envie vraiment, et pouvoir changer d’avis.
Rappelle-toi :
- On peut être curieux·se et pas sûr·e à 100 %, c’est ok.
- On peut dire oui, et puis “non finalement” — c’est respectable, pas “déroutant”.
- On a le droit de dire : “je ne sais pas ce que je veux, mais je veux qu’on explore doucement.”
Douleur : pas une fatalité
La douleur n’est jamais un passage obligé, ni une preuve qu’on “le fait bien”.
Si ça fait mal :
- On ralentit, on s’arrête, on en parle.
- On utilise du lubrifiant (même beaucoup !).
- On change de position, on réessaie plus tard ou un autre jour.
Certaines zones sont sensibles, certaines pratiques peuvent surprendre. C’est normal. Et c’est ajustable.
Préservatifs, lubrifiants et positions confortables
Ce n’est pas très glamour, mais c’est important : prévoir les protections, c’est une forme de respect et de responsabilité.
Lubrifiant = allié numéro un (surtout pour les premières fois).
Position confortable = celle où tu te sens libre de bouger, d’arrêter, de rire ou de guider.
Petit secret : la “position parfaite” n’existe pas. Elle se crée ensemble, en essayant.
Chaque corps réagit à sa façon
Tu peux ressentir du stress, du plaisir, de la tendresse, du vide, de l’excitation, de la déception, tout à la fois. C’est humain.
Tu peux jouir… ou pas.
Tu peux aimer… et ne pas vouloir recommencer tout de suite.
Tu peux changer d’avis, ou avoir besoin d’en parler longtemps après.
Tout ça, c’est normal.
Ce n’est pas une seule fois. C’est un début.
On vit sa première fois avec une personne, un corps, un type de désir, un moment de sa vie… Et puis on recommence. Un jour. Différemment.
Il n’y a pas de réussite. Pas de score. Juste des souvenirs à se créer avec respect.
Et s’il y a un seul conseil à retenir :
Fais-toi confiance. Le reste s’apprend.
