J’ai appris à dire non pendant le sexe (et ça m’a libéré·e)
Avant, je pensais que dire non, c’était casser le moment. Briser l’ambiance. Blesser l’autre. Alors je disais oui. Par défaut. Par confort. Par automatisme.Et parfois, je me déconnectais. Mon corps faisait, mon cœur partait.Je pensais que ça allait passer. Que ça allait revenir. Que ce n’était “pas grave”. Jusqu’au jour où je l’ai dit.Pas dans…
Avant, je pensais que dire non, c’était casser le moment. Briser l’ambiance. Blesser l’autre.
Alors je disais oui. Par défaut. Par confort. Par automatisme.
Et parfois, je me déconnectais. Mon corps faisait, mon cœur partait.
Je pensais que ça allait passer. Que ça allait revenir. Que ce n’était “pas grave”.
Jusqu’au jour où je l’ai dit.
Pas dans un cri. Pas dans un drame. Juste un :
— “En fait… j’ai plus envie.”
Il·elle s’est figé·e. Puis a reculé. Et m’a pris dans ses bras.
J’ai pleuré. Pas de honte. De soulagement.
Depuis, je sais que dire non ne détruit rien.
Ça construit un espace.
Un espace où le désir peut revenir. Ou pas.
Mais où moi, je suis là. Entière.
