Le consentement, ce n’est pas juste “oui ou non”
Le consentement, c’est vivant On parle souvent du consentement comme d’un feu vert : tu dis oui, et c’est parti. Mais en réalité, c’est bien plus complexe que ça. Le consentement, ce n’est pas un simple « oui » ou « non ». C’est un processus continu, un langage à part entière, qui s’exprime de mille manières. C’est aussi un…
Le consentement, c’est vivant
On parle souvent du consentement comme d’un feu vert : tu dis oui, et c’est parti. Mais en réalité, c’est bien plus complexe que ça. Le consentement, ce n’est pas un simple « oui » ou « non ». C’est un processus continu, un langage à part entière, qui s’exprime de mille manières. C’est aussi un état intérieur qui peut changer d’une seconde à l’autre.
Tu peux avoir envie, puis plus envie. Tu peux te dire oui, mais ton corps dire non. Tu peux penser que tu veux, mais réaliser ensuite que c’était pour faire plaisir. Et tout ça est valide. Tout ça mérite d’être écouté.
Le consentement se lit, s’écoute, se ressent
Il y a le consentement verbal (“oui”, “j’ai envie”, “continue”, “stop”)… mais il y a aussi les silences, les gestes, les tensions, les hésitations. Si ton ou ta partenaire semble figé·e, distant·e, pas à l’aise : on ralentit. On s’arrête. On demande.
On ne « pousse pas jusqu’à ce que l’autre dise non ». On cherche activement les signes de plaisir, de confort, d’envie partagée. Pas juste l’absence de refus.
Tu as le droit de changer d’avis, à tout moment
Tu avais envie. Puis tu n’as plus envie. Tu dis stop. Ce n’est pas “faire faux bond”. Ce n’est pas “créer un malaise”. C’est respecter ton corps, tes sensations, ton intégrité.
Et si c’est l’autre qui dit stop ? Tu accueilles. Tu respires. Tu remercies, même. Parce qu’il faut du courage pour poser des limites. Et qu’un vrai lien, un vrai moment de connexion, ça commence là.
Le consentement, c’est aussi une co-construction
Ce n’est pas juste “je demande, tu réponds”. C’est un échange, un terrain de jeu commun. On peut chercher ensemble ce qui donne envie, ce qui excite, ce qui rassure. On peut créer des manières de communiquer : des mots, des signes, des pauses convenues, des moments de feedback.
Et surtout : on accepte que le consentement ne soit pas parfait. Il y a des zones grises. Il y a des maladresses. Il y a des moments où on ne sait pas trop. Ce n’est pas grave, tant qu’on reste à l’écoute, dans le respect, dans la volonté d’ajuster.
Ce n’est pas “moins sexy” de parler
Certaines personnes ont peur que poser des questions, vérifier le consentement, rende le moment mécanique ou “trop sérieux”. C’est l’inverse. Savoir que l’autre veut, que l’autre se sent bien, que tout est ok… ça crée de la confiance. Et la confiance, c’est un aphrodisiaque puissant.
Un “tu veux qu’on essaye ça ?” peut être aussi excitant qu’un baiser fougueux. Un “dis-moi si tu veux qu’on s’arrête” peut rendre un moment encore plus intense. Parce qu’on se sent libre. Vraiment libre.
