Le plaisir ne vient pas tout seul
Le plaisir, ce n’est pas juste un bouton à activer On a tendance à croire que le plaisir sexuel est censé venir tout seul, naturellement, comme dans les films. Et si ce n’est pas le cas, c’est qu’on est « mal foutu·e », pas assez expérimenté·e ou qu’on a un problème. Faux, encore une fois. Le plaisir…
Le plaisir, ce n’est pas juste un bouton à activer
On a tendance à croire que le plaisir sexuel est censé venir tout seul, naturellement, comme dans les films. Et si ce n’est pas le cas, c’est qu’on est « mal foutu·e », pas assez expérimenté·e ou qu’on a un problème. Faux, encore une fois. Le plaisir ne surgit pas magiquement : il s’apprend, il se construit, il se découvre — avec le temps, la sécurité, l’exploration.
Le plaisir est un chemin, pas un objectif à atteindre à tout prix. Il est mouvant, imprévisible, parfois capricieux. Et il est unique pour chacun·e.
Ton corps n’a pas de mode d’emploi pré-écrit
Il y a des personnes qui ont des orgasmes en se caressant le bout des oreilles. D’autres qui n’en ont jamais, et vivent pourtant une sexualité pleine et connectée. Certaines n’aiment pas qu’on les touche. D’autres ont besoin de parler, de rire, de se sentir aimé·es pour que le désir monte.
Bref : il n’y a pas une seule manière d’accéder au plaisir. Le plaisir n’est pas une destination avec GPS intégré. C’est plutôt une randonnée un peu imprévisible, où on apprend à lire ses propres signes, à suivre ses propres envies, à expérimenter sans pression.
L’exploration commence seul·e
Avant même de penser au plaisir à deux (ou à plusieurs), il est hyper utile d’apprendre à explorer seul·e. Se caresser, se toucher, observer ce qui donne des frissons ou au contraire ce qui ne fait rien. Ça n’a rien de “triste” ou de “pathétique”. C’est un terrain d’entraînement précieux.
Et si tu n’aimes pas ça ? Si tu ne ressens rien ? Pas grave. Ça veut peut-être dire que ton corps a besoin de temps, ou que tu as besoin de déconstruire certaines idées, ou de retrouver un peu de sécurité pour explorer.
Le plaisir se nourrit de curiosité et de sécurité.
Ce qui t’excite est peut-être surprenant… et c’est ok
Le plaisir n’est pas toujours prévisible. Il peut naître d’une odeur, d’un mot, d’un échange de regards, d’une tension. Parfois, ce sont des choses qu’on n’aurait jamais anticipées qui déclenchent l’excitation.
Et c’est ok. Ton excitation est légitime, même si elle ne rentre pas dans les cases classiques. Ce qui compte, c’est qu’elle se déploie dans le respect, la sécurité et le consentement.
Tu as le droit d’aimer des choses douces, intenses, lentes, puissantes, ludiques, affectives… ou tout ça à la fois.
Et si ça ne vient pas ?
Il y a des périodes où le plaisir est loin. Le corps ne répond pas. Le désir n’est pas là. Et c’est normal. Tu n’es pas « cassé·e ». Tu vis, tu ressens, tu évolues. Parfois il faut du repos, du soin, de la tendresse. Parfois il faut un cadre plus sécure. Ou un changement intérieur qui va ouvrir des portes.
On n’a pas à réussir sa sexualité. On a juste à rester connecté·e à ce qu’on ressent, sans se juger. Et à construire, petit à petit, un espace où le plaisir peut exister, même timidement. Ce n’est pas un devoir. C’est un droit.
