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Pourquoi certaines femmes n’aiment pas les sextoys ? (Et c’est ok.)

Introduction Sextoys ici, sextoys là.Ils sont partout : dans les magazines, dans les podcasts sexo, dans les tiroirs des ami·es et dans les suggestions Amazon.Et tant mieux : on célèbre enfin le plaisir, le jeu, la curiosité. Mais au milieu de ce raz-de-marée vibromassant, certaines personnes — souvent des femmes, mais pas seulement — n’accrochent…

Introduction

Sextoys ici, sextoys là.
Ils sont partout : dans les magazines, dans les podcasts sexo, dans les tiroirs des ami·es et dans les suggestions Amazon.
Et tant mieux : on célèbre enfin le plaisir, le jeu, la curiosité.

Mais au milieu de ce raz-de-marée vibromassant, certaines personnes — souvent des femmes, mais pas seulement — n’accrochent pas.
Pas envie, pas de plaisir, pas d’attirance pour ces objets qu’on nous vend comme des passeports pour l’extase.

Alors elles se taisent. Ou se sentent à côté. Ou se demandent si elles sont coincées, pas libérées, pas normales.

Et si on arrêtait avec ça ?


Ne pas aimer les sextoys, ce n’est pas être coincé·e

Le marketing du plaisir nous répète :

“Sextoy = empowerment”
“Ne pas en avoir = manque d’exploration”
“Refuser = blocage, trauma, inhibition”

Mais la réalité est plus fine.

Ne pas aimer les sextoys, ce peut être :

  • une préférence sensorielle,
  • une histoire corporelle,
  • une manière d’aimer le plaisir autrement,
  • un rapport au sexe plus lent, plus tactile, plus mental, plus relationnel…

Ou simplement : pas envie.
Et ça suffit.


Les raisons sont multiples — et toutes légitimes

Certaines personnes (femmes cis, personnes trans, non-binaires…) évoquent :

  • une surcharge sensorielle : trop fort, trop rapide, pas subtil
  • une dissociation : l’objet prend trop de place, détourne de soi
  • une gêne physique : inconfort, douleurs, sécheresse, angoisse
  • une expérience négative passée : pression à “aimer ça”, échec de plaisir
  • un imaginaire du plaisir différent : plus relationnel, plus lent, plus dans la suggestion que dans la stimulation directe

Et parfois, c’est aussi une question de contexte :

Ce n’est pas l’objet, c’est l’injonction à l’utiliser qui dérange.


Le vrai plaisir, c’est celui qu’on choisit

Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on utilise, c’est comment on se sent en le faisant.

Si un sextoy t’ouvre des mondes : génial.
Si un sextoy te laisse froide ou agacé·e : c’est très bien aussi.

Et entre les deux, il y a tout un champ de possibles :

  • explorer d’autres textures (silicone doux, bois poli, verre…),
  • jouer avec des objets du quotidien sans connotation sexuelle,
  • privilégier les stimulations manuelles, les mouvements internes, les scénarios mentaux,
  • explorer le plaisir en solo sans pression de performance ou de standard.

Conclusion : la liberté, c’est aussi celle de dire “non merci”

Dans un monde qui pousse à toujours plus : plus d’orgasmes, plus d’intensité, plus d’objets vibrants…
Dire “ça ne me parle pas” est un acte de souveraineté.

Tu n’as rien à prouver. Pas besoin de collectionner les sextoys pour être libéré·e.
Le plaisir, ce n’est pas un challenge à cocher, c’est un territoire intime à explorer, ou pas, à ton rythme.

Et si ça ne vibre pas pour toi ? Très bien.
Tu vibres autrement. Et c’est parfait comme ça.

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