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Sexe au travail : fantasme risqué ou érotisation du pouvoir ?

Introduction Qui n’a jamais ressenti ce frisson trouble en imaginant une scène torride dans l’open space, contre une photocopieuse ou entre deux réunions ? Le sexe au travail fait partie des fantasmes les plus répandus… et des plus délicats à aborder. Entre transgression, érotisation du pouvoir, proximité forcée et réalités juridiques, le fantasme du bureau est…

Introduction

Qui n’a jamais ressenti ce frisson trouble en imaginant une scène torride dans l’open space, contre une photocopieuse ou entre deux réunions ? Le sexe au travail fait partie des fantasmes les plus répandus… et des plus délicats à aborder.

Entre transgression, érotisation du pouvoir, proximité forcée et réalités juridiques, le fantasme du bureau est un cocktail hautement inflammable.
Mais pourquoi ce fantasme persiste-t-il autant ? Et qu’est-ce qu’il dit — vraiment — de notre rapport au désir, au risque et au contrôle ?

Spoiler : ce fantasme en dit beaucoup plus sur le pouvoir que sur le sexe.


D’où vient ce fantasme ? (et ce que la recherche en dit)

Le sexe au travail touche plusieurs ressorts psychologiques puissants :

  • La proximité quotidienne (effet “exposition répétée”, Zajonc, 1968)
  • La tension entre contrôle et interdit (Freud et les psychanalystes adorent)
  • L’érotisation des rôles hiérarchiques (je domine / je transgresse / je séduis mon égal)
  • L’espace clos et codifié (le bureau comme “espace sacré” détourné)

Dans une étude de Lehmiller (2020), sur plus de 4000 personnes, le sexe sur le lieu de travail arrive dans le top 10 des fantasmes les plus fréquemment cités, hommes et femmes confondus, tous genres et orientations incluses.

Mais attention : fantasmer n’implique pas vouloir le vivre. Ce qui attire ici, c’est souvent la tension entre le cadre rigide et le désir sauvage.


Réel vs fantasme : attention aux zones à risque

Fantasmé, le bureau est un terrain de jeu excitant.
Mais dans la réalité, il implique :

  • Des rapports de pouvoir (collègue, subordonné·e, supérieur·e…)
  • Des enjeux de consentement flous (pression implicite, hiérarchie)
  • Des risques légaux et professionnels (harcèlement, réputation, sanctions RH)
  • Des espaces non sécurisés (caméras, regards, collègues)

💬 Le fantasme, lui, n’a ni témoin, ni hiérarchie, ni code pénal.
Le passage à l’acte, en revanche, doit être hyper balisé, consenti, égalitaire.


Le rôle du pouvoir : domination, admiration, inversion

Pourquoi les figures d’autorité (chefs, boss, médecins, profs…) reviennent-elles si souvent dans les scénarios érotiques ?
Parce qu’elles incarnent :

  • Le contrôle (fantasmé ou subverti)
  • La permission (on m’autorise à transgresser)
  • L’admiration projetée (charisme, compétence, éloignement émotionnel)

Et parfois, le fantasme retourne tout ça : on fait l’amour au boss, on désarme le cadre, on reprend du pouvoir par la séduction.
Ce sont des dynamiques d’impuissance compensée, bien connues des psy, mais aussi un terrain d’exploration de nos pulsions.


Mettre en scène le fantasme… sans risquer son poste

Bonne nouvelle : ce fantasme peut s’explorer sans mettre sa carrière en péril.
Voici quelques idées safe et torrides à la fois :

1. Le jeu de rôle “employé·e / supérieur·e” à la maison

Costumes, dossiers, scénarios : créez votre propre open space du plaisir.

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2. Les sextos en journée (consentis, discrets)

Envoyer un message entre deux rendez-vous, jouer sur la frustration, teaser une scène à venir.

3. Les scénarios audio ou lecture érotique

Beaucoup d’histoires érotiques exploitent ce fantasme (et certaines apps permettent même de personnaliser les rôles).

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4. Accessoires de bureau détournés

Des lunettes, un badge, une cravate, un stylo… deviennent les symboles d’un univers codé, que vous seul·es reconnaissez.


En résumé

Le sexe au travail est un fantasme chargé : il parle de pouvoir, de contraintes, d’interdit.
Mais ce n’est pas parce qu’il est excitant en tête qu’il est souhaitable en vrai.
Le vrai luxe ? C’est de savoir quand jouer avec un fantasme, et quand le garder dans sa boîte à plaisir mental.

Et si vous avez envie de tester… pourquoi pas le faire en sécurité, à la maison, et avec humour.

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