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C’est quoi “faire l’amour” ? (vraiment) Faire l’amour, c’est plus vaste — et plus libre — que ce qu’on t’a souvent laissé croire. Ce n’est ni une technique, ni un enchaînement de gestes parfaits. C’est une expérience vécue à deux (ou plus) où le désir, le plaisir, le respect et le lien prennent des formes infinies. On…

C’est quoi “faire l’amour” ? (vraiment)

Faire l’amour, c’est plus vaste — et plus libre — que ce qu’on t’a souvent laissé croire. Ce n’est ni une technique, ni un enchaînement de gestes parfaits. C’est une expérience vécue à deux (ou plus) où le désir, le plaisir, le respect et le lien prennent des formes infinies.

On peut faire l’amour sans pénétration. Sans orgasme. Sans bruit. Sans nudité complète. On peut faire l’amour avec des caresses, des regards, des jeux, des silences, des échanges où les corps dialoguent autrement que par l’“acte” classique.

Il n’y a pas de check-list à cocher. Si tu es là, présent·e, connecté·e à ce que tu ressens et à ce que l’autre vit, alors tu es déjà dans quelque chose d’essentiel : le partage. Et c’est ça, faire l’amour.

À retenir :

  • Il n’y a pas UNE bonne manière de faire l’amour
  • Ce n’est pas ce qu’on fait qui compte, c’est ce qu’on vit
  • Ce n’est pas grave si tu découvres tout ça avec le temps

2. Ton corps, ton tempo, ton langage

Tu n’as pas besoin d’un corps “comme il faut” pour jouir, désirer, être désiré·e. Ton corps est une zone d’exploration, pas un objet à performer.

Certain·es mettent du temps à oser se regarder. D’autres à se toucher. Certain·es sont hyper à l’aise et d’autres pas du tout — et c’est ok.

Ce qui compte, c’est de découvrir ton propre langage corporel : comment tu réagis, ce qui t’excite, ce qui te détend, ce qui ne te plaît pas. La masturbation peut être une super boussole pour ça, mais aussi le fait de prendre le temps seul·e, sans but.

À retenir :

  • Il n’y a pas de tempo universel, ni de bon mode d’emploi
  • Ton corps est légitime tel qu’il est
  • L’excitation, ça se construit, ça s’apprend, ça se ressent

3. Le plaisir ne vient pas tout seul (et ce n’est pas grave)

On a souvent l’image d’un plaisir fulgurant, immédiat, quasi magique. Dans les faits, le plaisir est un chemin : parfois lent, parfois sinueux, parfois absent — et ce n’est pas un problème.

Tu as le droit d’explorer, de tâtonner, de ne pas tout comprendre tout de suite. Tu as le droit de ne pas jouir. De jouir autrement. De ne pas savoir ce qui t’excite. Ou d’avoir besoin de conditions bien précises.

Le plaisir sexuel, c’est comme une langue qu’on apprend. Et pour l’apprendre, il faut du temps, de la sécurité, et un environnement qui t’autorise à dire : “là j’aime”, “là j’hésite”, “là je ne sais pas”.

À retenir :

  • Le plaisir, ce n’est pas une performance mais une sensation
  • Ce n’est pas parce que tu ne sens “rien” au début que tu es cassé·e
  • On peut réapprendre à prendre du plaisir à tout âge

4. La première fois, c’est pas un examen

On nous a tellement répété que “la première fois” devait être un moment spécial, parfait, symbolique… que ça devient anxiogène. En réalité, il n’y a pas de juge dans ta chambre.

Ta première fois, c’est peut-être une caresse, un baiser long, une exploration partagée. C’est peut-être un rapport pénétrant, ou pas. C’est peut-être génial, ou gênant. Tu as le droit d’avoir aimé, ou pas. De recommencer, ou pas.

Et surtout, il n’y a pas qu’une seule première fois. On a plein de premières fois : la première fois avec ce corps, cette personne, cette envie, cette pratique, ce doute.

À retenir :

  • Tu n’as rien à “réussir” : tu as juste à être là, au plus juste de toi
  • Ton émotion compte autant que ton excitation
  • Ce n’est pas parce que tu n’as pas fait X ou Y que “ce n’était pas du sexe”

5. Consentement, émotions, communication : ce que t’as le droit de ressentir

Le consentement, ce n’est pas un papier à signer. C’est une pratique active, une capacité à écouter et à s’exprimer. Tu as le droit de dire oui. Tu as le droit de dire non. Tu as le droit de changer d’avis. Tu as le droit de ne pas savoir.

Tu as aussi le droit d’être traversé·e par des émotions : peur, excitation, gêne, tendresse, honte, joie, trouble. Rien de tout ça ne t’enlève ta légitimité à vivre ta sexualité.

Et tu peux parler. Même si tu bégayes. Même si tu rougis. Même si tu ne sais pas comment formuler. Dire ce que tu veux, ce que tu ne veux pas, ce que tu ressens, ce que tu ne comprends pas : c’est précieux, et ça s’apprend.

À retenir :

  • Ton consentement est vivant, évolutif, ajustable
  • Tu ne dois rien à personne, même si tu avais “dit oui” au début
  • Parler, c’est sexy. Et essentiel.

6. Et après ? Explorer à ton rythme, pas à celui du porno

Tu as commencé. Tu explores. Et maintenant ? Rien ne presse. Tu n’as pas à “monter en niveau”. Tu n’as pas à reproduire ce que tu vois en ligne. Tu as le droit de dire : “moi c’est plus lent, plus doux, plus simple, plus flou.”

La suite, c’est ton chemin. Il peut passer par de nouvelles pratiques. Par une mise à nu émotionnelle. Par une pause. Par une mise à jour de tes envies.

Ce n’est pas parce que “les autres” font des plans à trois, utilisent des sextoys, ou enchaînent les orgasmes que tu dois faire pareil. Ta sexualité t’appartient. Tu peux faire d’elle une aventure, une tendresse, un terrain de jeu, un silence partagé, un voyage à deux ou à mille.

À retenir :

  • Il n’y a pas de norme à atteindre
  • Tu n’as pas besoin d’être “bon·ne” au lit. Juste sincère
  • Ce que tu explores est précieux, même si ce n’est pas spectaculaire

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